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L'ART AFGHAN Á PARIS: PERDU POUR LES TALIBANS...ET UN PEU POUR LES AMÉRICAINS 

Entretien avec Jean-François Jarrige, Président du Musée Guimet (Musée national d'arts asiatiques)

Cavalier barbare,
Afghanistan, Begram, chantier II, chambre 13
1 er s., Bronze (fonte pleine)
14.7 x 4.7 cm
Musée National d’Afghanistan – MK 04.1.92
© Thierry Ollivier / Musée Guimet

 

 

Par Harold Hyman

PARIS, 24 AVRIL 2007— Le Musée Guimet (Musée national d'arts asiatiques) propose Afghanistan, les trésors retrouvés jusqu'au 30 avril. Pour Guimet et ses archéologues, c'est un juste honneur que de recevoir le premier prêt d'un État nouveau. De son côté, le gouvernement d'Hamid Karzai n'a succombé ni aux offres de la National Geographic d'envoyer l'exposition aux États-Unis, ni à la tentation de ne rien laisser quitter le pays. Le Musée Guimet reste, après tout, le plus grand dépositaire d'art afghan au monde.

L'exposition réunit des spécimens jamais vus en un seul endroit: il y a les éléments qui ont échappé aux marteaux des Talibans, et les éléments déterrés depuis la chute des Talibans. Les archéologues français sont réapparus dans le pays dès le renversement du régime fondamentaliste, et avec leurs collègues afghans ont découvert le site de la ville hellénistique de Bactres. Roland Besenval, l'actuel directeur de la mission archéologique française en Afghanistan, a eu la chance de sauter dans le trou avec une pelle en 2002, pour y être rapidement rejoint par Jean-François Jarrige. Aucun doute possible: les vestiges de la ville légendaire étaient bien là (Genghis Khan avait rasé la ville du 13e siècle), comme en attestait des inscriptions et d'autres signes irréfutables.

J'ai rencontré Roland Besenval très brièvement à l'Ambassade de France à Kaboul en 2004, où il me raconta le pillage archéologique insensé. Jean-Franois Jarrige lui aussi dénonce avec passion le scandale. Ce pillage a été aussi destructeur que les Talibans proprement dit, et avait commencé dès la chute du régime pro-soviétique de Najibullah en 1992. Besenval a souvent vu des centaines d'Afghans ordinaires fouiller leur propre voisinage afin de déterrer des objets destinés à la vente aux trafiquants. Le circuit illégal est relié à Peshawar, au Pakistan, et aux marchands d'art, et en fin de parcours aux collectionneurs peu regardants du monde. Ces objets échappent ainsi à tout inventaire, ce qui transforme l'archéologie gouvernementale (afghane et française) en l'unique moyen de recherche scientifique valable en matière d'histoire afghane.

Cette exposition Afghanistan, les trésors retrouvés présente 220 pièces que peu d'Afghans auront vu en cet état et dans l'un des plus beaux musées d'art asiatique du monde. S'il faut espérer que le Musée de Kaboul pourra un jour être sécurisé pour accueillir ces oeuvres, M. Jarrige rappelle que les Afghans soucieux de restaurer une civilisation afghane authentique n'ignorent pas que pour l'heure leurs pièces sont mieux protégées à l'étranger. J'ai eu le plaisir professionnel de filmer ces pièces lors de leur déballage à Paris, alors qu'elles venaient d'être convoyées par les avions de l'Armée française. Des archéologues et conservateurs étaient présents, afghans et français, tout comme un haut représentant du Ministère de la Justice afghan dont la mission était de prouver aux Afghans que les pièces étaient en sécurité (et qu'en France personne n'allait les revendre sur le marché!). J'ai également observé la restauration de pièces à Paris par des spécialistes du Musée Guimet qui faisaient ce travail sans aucun financement extérieur.... M. Jarrige exposera sa pensée sur les aspects pécunaires de la vie d'un musée.

Le site de l'exposition est disponible sur www.guimet.fr en français, avec un inventaire complet. Le site de la collection permanente propose une visite découverte virtuelle, qui permet un zoom sur chaque pièce d'une qualité rarement égalée sur les sites d'autres musées.

Harold Hyman s'entretient avec Jean-François Jarrige, Président du Musée Guimet, pour Culturekiosque (CK):


Bol à décor de taureaux barbus
Afghanistan, Tepe Fullol
Age du Bronze, fin du 3ème millénaire, c. 2100 - 2000 av. JC
Or , H. 14,9 cm, Musée National d’Afghanistan– MK 04.29.5
© Thierry Ollivier / musée Guimet

L'Afghanistan, Un Genre de Monopole Français

HH: Une expo sur l'Afghanistan, c'est le resultat d'une volonté diplomatique française ou décision purement muséographique ou les deux?

JFJ: Je répondrai que c'est les deux, car cette exposition n'est pas la première que nous avons faite sur l'Afghanistan en relation avec les évenements dramatiques que ce pays connait depuis de nombreuses années. À la suite de la destruction des Bouddhas de Bamiyan [à partir du 28 février 2001 et jours suivants], 24 heures après je crois, avec le président de la fondation Caixa de Barcelone, nous avons dit qu'il fallait faire quelque chose. Et l'idée a été de faire une exposition que nous songions à appeler Afghanistan, une histoire interdite [c'est devenu Afghanistan: une histoire millénaire] pour bien indiquer aux fondamentalistes, aux Talibans, à tous ceux qui les financaient au Proche-Orient que on peut tout détruire en Afghanistan, malgré tout le passé de l'Afghanistan, ce passé pré-islamique du pays qui fait parti du patrimoine de l'humanité ne peut pas être gommé.

On ne peut pas réécrire l'Histoire parce que heureseument une partie du patrimoine afghan se trouvait dans des collections européennes, notamment en France à la suite du partage voulu par les rois d'Afghanistan. Parce que c'était pas la première fois que le musée de Kaboul a été pillée, dans les années 30 par exemple... Et donc on pensait qu'après tout ces collections en Europe et en France en particulier étaient bien en sécurité et servait justement à la promotion diplomatique de l'Afghanistan qui n'avait récupéré son indépendance diplomatique qu'à la suite de la troisième guerre afghane c'est à dire en 1918 / 1919. L'une des premières actions de l'Afghanistan du roi Amanullah [1919 - 1929], devenu enfin indépendant du raj britanique, a été d'ouvrir des ambassades, notamment en Allemagne et aux Etats-Unis, et de confier à la France, par le canal de cette délégation archéologique crée en 1922 [DAFA Délégation archéologique française en Afghanistan], l'organisation des fouilles archéologiques et un véritable monopole sur le patrimoine afghan.


Plaque de Cybèle
Afghanistan, Aï Khanoum, Sanctuaire du temple à niches indentées
3ème  s. av. JC, Argent doré, Ø 25 cm
© Thierry Ollivier / musée Guimet

HH: Cette expo aidera-t-elle à redonner de l'influence à l'Etat français vis-à-vis de l'Etat afghan, en matière de diplomatie culturelle? Ou de peuple à peuple? Est-ce que l'Etat afghan pourra expliquer aux Afghans l'intérêt de cette exposition historique?

JFJ: La relation bilatérale est forte. Nous nous sentions un devoir moral à la suite de ces destructions et nous avons fait cette première exposition. Nous l'avons ouvert d'abord à Barcelone parce que nous n'avions pas le temps de la monter tout de suite à Paris. C'est d'ailleurs très émouvant à Barcelone parce qu'elle a été inaugurée quelque jours avant le 11 septembre. Et quelques deux mois après quand nous l'avions ouvert à Paris les Talibans avaient déjà été expulsés de Kaboul et c'était le premier voyage officiel de Karzai en Europe et le hasard a voulu qu'il soit ici pour l'inaugurer avec Jacques Chirac. Cette exposition montre en patriculier les relations entre le monde hellénistique, le monde romain, le monde chinois, le monde indien, et rappelle l'importance de la position géographique de l'Afghanistan, d'ailleurs une des causes du drame que ce pays venait de traverser.


Statue hermaïque
Afghanistan, Aï Khanoum, Gymnase
2ème s. av. JC, Calcaire, 77 cm
Musée National d’Afghanistan  - MK 05.42.14
© Thierry Ollivier / musée Guimet

HH: Ces oeuvres que Amanullah avait départagé dans le monde et notamment en France....

JFJ: Non, quand Amanullah a pris le pouvoir, il n'y avait pas d'archéologie en Afghanistan, on ne savait rien, donc c'est à ce moment là qu'il y avait eu quelques explorations. On savait par les livres d'histoire qu'Alexandre y avait fondé une ville à Bactres et ailleurs, on avait surtout en Europe le souvenir de l'Afghanistan de la Bactriane, d'Alexandre et des rois indo-grecs. C'était pour ça qu'on s'intéressait autant à ce pays qui faisait, au fond, partie du champs historique de l'occident puisque Alexandre y avait régné.

Alors ce qui c'est passé c'est qu'on a ouvert une délégation archéologique française qui avait d'ailleurs comme première tâche de découvrir la capitale d'Alexandre à Bactres. Donc on y est pas arrivé mais les fouilles on permis de réveler le patrimoine dit gréco-bouddhique du 2-3e siècle de notre ère, on a pu fouiller des villes historiques musulmanes, des anciennes capitales des royaumes islamiques, c'est tout le travail de la France qui a eu le monopole des fouilles jusque dans les années 50. Les Français étaient les seuls habilités à fouiller tant les afghans ne souhaitaient voir ni Britaniques ni Russes sur leur territoire.


Plaque représentant une figure dite « Aphrodite de Bactriane »
Afghanistan, Tillia tepe, tombe VI, 1er s.
Or, 5, 0 x 2, 6 cm
Musée National d’Afghanistan – MK 04.40.9
© Thierry Ollivier / musée Guimet

HH: Donc les oeuvres qui sont ici en permanence....

JFJ: Alors il était convenu que la délégation archéologique, à l'issue de ces campagnes de fouilles, laissaient en Afghanistan dans un musée de Kaboul créé à l'occasion les pièces uniques, les chefs d'oeuvres, mais qu'il y aurait un partage des découvertes. Donc régulièrement après les fouilles, une partie de ces objets venaient à Paris. Et les rois y tenaient particulièrement car ils n'étaient jamais bien sûrs des réactions et des problèmes, car il y a toujours eu des mollahs obscurantistes dans cette partie du monde soucieux de détruire les objets d'arts. Les rois afghans étaient très soucieux de marquer l'identité de ce pays par son prestigieux passé, comme le fait l'Egypte aujourd'hui, en intégrant le passé pré-islamique et le passé islamique dans un héritage culturel.

Donc nous, Français, avons joué notre rôle traditionnel, un rôle essentiel depuis 1922. La DAFA a malheuresement été obligée de fermée en 1982 par ordre des occupants soviétiques. Une demande russe auprès du gouvernement afghan pro-soviétique qui aurait souhaité garder notre délégation mais les Russes ne le voulaient pas, parce que les troupes russes avaient énormément de peine à progresser avec leurs chars, donc faire des fouilles archéologiques auraient été relativement difficile pour ne pas dire plus.

Nous avons eu une chance avec cette exposition que n'aurait pas eu d'autres pays à mon avis: c'est que l'armée française s'est mise à notre disposition pour assurer le transport des oeuvres, des commissaires aussi, car il faut savoir que l'aéroport de Kaboul n'est pas l'un des plus sur du monde, que les compagnies qui décollent de Kaboul doivent faire des escales, etc, donc le rôle de l'armée française était essentiel dans ce transport. Et ce n'est pas pour remettre en cause l'armée américaine mais je ne pense pas qu'elle aurait été mise à la disposition du National Geographic par exemple, ou de quelque autre grand musée. Et comme l'Armée française et les forces de sécurité afghanes travaillaient bien ensemble, on a pu transporter les oeuvres.


Bracelets ornés d’antilope
Afghanistan, Tillia tepe, tombe II
1er s., Or, turquoise, cornaline
8, 5 x 6, 3 cm
Musée National d’Afghanistan – MK 04.40.114
© Thierry Ollivier / musée Guimet

HH: Le gouvernement des Etats-Unis est plus investi que le gouvernement français en Afhanistan, si on compte le nombre de troupes, le nombre de dollars. Mais la France a eu l'honneur de cette première expo: est ce que c'était facile à arranger? Les Américains n'ont-ils pas essayer d'avoir eux la première?

JFJ: Si vous voulez, il est toujours difficile de parler des Américains parce que autant en France il y a un lien très étroit sur le plan diplomatique et culturel, entre les ambassades, les instituts de recherches, attachés culturels, vous devez savoir que les Etas-Unis font souvent une différence entre leur action diplomatique et militaire et l'action culturelle qui est souvent laissée plus à l'initiative d'universités dans un pays qui a la taille de l'Europe et un pays aussi où les décisions à ce niveau culturel sont beaucoup plus décentralisées.

La deuxième exposition est donc la conséquence de la première. Parce que lors de la visite du président Karzai, nous avons eu vent des rumeurs indiquant qu'une partie du patrimoine Afghan avait pu être sauvé par le régime de Najibullah qui avant sa chute avait caché dans les coffres de la Banque Centrale quelques unes des pièces les plus imortante, et en particulier le celèbre ensemble funéraire de Tillia Tepe avec tous ces objets en or. Alors le président Chirac a dit à Hamid Karzai "ce serait bien qu'il y ait une deuxième exposition ici, en Europe, ce serait les trésors retrouvés d'Afghanistan". Et Karzai n'avait pas voulu répondre, il avait juste dit "on verra". Parce qu'on était en 2002 et la situation ne lui paraissait pas suffisamment sûre, et le bruit qui courrait que tous ces objets avaient disparu était une forme de protection contre la cupidité.


Ceinture en or
Afghanistan, Tillia tepe, tombe IV
1er s., Or,  97, 5 x 2, 0 cm
Musée National d’Afghanistan – MK 04.40.384
© Thierry Ollivier / musée Guimet

Par la suite, quand on a réouvert le coffre de la Banque, le National Geographic, et non pas le gouvernement américain, a financé en partie la réouverture des coffres les opérations de numérisations des collections, et le bruit courrait que le National Geographic discutait d'une sorte de copyright sur une exposition qui serait limitée aux Etats-Unis et qui serait limitée aux objets en or, les trésors de Bactriane. Nous n'avons pas pour principe de jouer la compétition. Il y a suffisament de choses à faire. Donc, nous nous sommes consacrés à la réouverture de la délégation archéologique en Afghanistan, reprendre nos travaux de fouille.

Quand nous sommes arrivés, tout le monde venait en disant "nous allons donner 800 millions de dollars, etc", mais dès que les quatre premières bombes sont tombées à Kaboul, tous les organismes internationaux ont plié bagages et nous nous sommes retrouvés seuls à avoir le cran d'aller faire des fouilles.

Donc on a rouvert la DAFA, avec un mécénat du musée Guimet ce dont nous sommes assez fiers, nous avons créé une école à côté du champs de fouilles pour 300 filles et 300 garçons, et mené une action d'archéologie et de développement local. Tous cela nous occupait bien, et c'est là que l'ambassadeur d'Afghanistan à Paris nous à dit "on s'étonne de ne pas vous voir à Kaboul, rappelez-vous que Karzai et Chirac ont parlé de cette exposition, et après tout le président Karzai maintenant est tout à fait disposé à envoyer cette exposition à Paris".

Alors nous sommes arrivé à Kaboul, Karzai nous a reçu. On avait entendu dire qu'il y avait encore des contatcs avec le National Geographic et autres, mais si vous voulez, le président Karzai partage un peu notre point de vue: il ne s'agissait pas d'une demande du département d'Etat ou autre, parce qu'à ce moment là, nous-mêmes nous aurions immédiatement pris contacts avec nos amis américains pour monter un projet en parfaite harmonie...


Pendeloques dites « le souverain et les dragons »
Afghanistan, Tillia tepe, tombe II
1er s., Or, turquoise, grenats et lapis-lazuli, 12,5 x 6,5 cm
Musée National d’Afghanistan – MK 04.40.109
© Thierry Ollivier / musée Guimet

HH: ce qui se fait....?

JFJ: Oui mais si vous voulez, nous c'est un peu la tendance française, pour nous le National Geographic ou Paris Match ce sont des partenaires média, mais nous ne confions jamais nos expositions au Figaro, à Gala... Mais aux Etats-Unis, c'est un peu différent, le National Geographic a l'habitude de faire de grandes tournées, je crois qu'il y avait par exemeple Toutankhamon et autre... Chacun à sa façon de travailler..

HH: c'est une fondation... C'est une fondation plus un journal

JFJ: Oui enfin, de toute façon, je ne m'en occupe absolument pas... Nous n'avons pas eu de contact avec eux... Et donc Hamid Karzai a dit qu'il souhaitait honorer sa promesse faute à Jacques Chirac, puisqu'il avait dit à Chirac "si un jour c'est possible, je t'en parlerai d'abord". Et nous avons découvert que le président Karzai avait énormément d'estime pour Chirac.

On commencait des négociations qui étaient très difficiles. Il y avait une part d'émotions dans l'idée que ces trésors allaient partir, le pays n'étaient pas non plus habitué à ce genre de choses.. Il y avait des rumeurs du genre "mais est ce que les occidentaux vont nous les rendre ces objets", des commentaires qui ne semblaient pas savoir pas que nous faisons en France 70 expositions internationales par an, et que l'on n'a jamais entendu dire que le Grand Palais ou le Louvre avaient à l'issu d'une exposition vendu les oeuvres!


Plaque à décor ajouré, femme à l’enfant et couple féminin
Begram, chantier II, chambre 13, ensemble 34 (34, e. 6)
1er s., Ivoire, 13, 8 x 24,7 cm
Musée National d’Afghanistan – MK 04.1.48
© Thierry Ollivier / musée Guimet

HH: Peut être peur de l''exemple Saint Petersbourg, si encore ils le connaisaient?

JFJ: Non, je pense simplement des émotions. Puis il y avait des intrigues que je n'ai pas analysées. Il y a eu une première décision du parlement afghan alors que nous avions eu toutes les promesses la veille, des "il n'y a aucun problèmes" etc. Et le parlement a voté contre l'exposition en France. Alors, somme toute, nous allions plier bagages, quand le président Karzai ne l'a pas entendu de cette oreille, et il a dit "si l'exposition ne peut pas aller à Paris et si je ne peux pas honorer ma parole, eh bien elle n'ira nulle part". Et là, brusquement, il est apparu souhaitable que l'exposition aille à Paris, il y a eu un changement complet. Car il était et il est encore évident que la sécurité à Kaboul est loin d'être parfaite, et que réinstaller ces objets dans un musée présente des difficultés, parce qu'il faudrait les protéger, être sûr des forces qui les protègeraient, etc. Le musée de Kaboul par exemple est dans un quartier à la périphérie de la ville, un lieu extrèmement difficile à protéger.


Pectoral orné d’un camée
Afghanistan, Tillia tepe, tombe IV
1er s., Or et pierre semi-précieuse
Ø 21, 0 cm, Musée National d’Afghanistan – MK 04.40.378
© Thierry Ollivier / musée Guimet

HH: Cette question se posera lors du retour des objets?

JFJ: Oui, en fait nous avons cru comprendre que cette exposition est présentée sur plusieurs pays afin de laisser passer du temps, pour construire un nouveau musée éventuellement, voir l'évolution de la sécurité. Moi mon impression c'est qu'il faudra tout de même un certain temps avant d'exposer des objets en or en quantité dans cette partie du monde... 

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